artiste autogéré

paranoid child

Qui parle pendant mon sommeil ? Qui distribue les cartes ? Je sens le souffle d’un esprit menteur mais son visage m’échappe. Je sais bien qu’ils trichent, mais pourquoi ? A quoi ça sert pour eux de se jouer de moi ? C’est cent visages, oui, cent visages qui se tiennent là. Ils sont gentils, ils me protègent mais je sais ce qui se cache dessous. C’est eux qui ont fixé les oeillères, ils les ont vissées dans mon cou…

Ils se disent tout, se mettent d’accord, s’amusent, jouent à la poupée avec mon corps. Je me demande combien de temps ça prend d’écrire un sort comme le mien, un destin bien ficelé, mais laissez-moi voir le monde tel qu’il est ! Laissez-moi voir le monde tel qu’il est ! Ou bien ils savaient. Ils savaient que je ne m’en sortirai pas. Ils ont fait ça pour m’aider. Une béquille invisible. Pas choisi qu’on m’aide à vivre. J’aurai voulu des vrais copains, des vrais parents et des vrais chiens au lieu de vivre sous surveillance. Je n’ai pas eu cette chance.

Je suis le paranoid child, le monde est faux comme moi

La vérité n’est qu’une bonne blague, ce que je sais n’existe pas

Le paranoid child, le monde faux comme moi

La vérité, une bonne blague, ce que je suis n’existe pas

Ce que je suis, ce qu’ils ont fait de moi, ce que je fuis, ce qu’ils ne disent pas, ce qui me nuit ne se montre pas, tout ce qui brille a été planté là pour que j’y lise ce que je ne suis pas, des garçons, des filles, inventés par papa, décor docile depuis mes premiers pas. Je n’me souviens plus l’origine et ça les arrangera toujours…